Omeva et la semaine de 4,5 jours : un format plus équilibré pour expérimenter sans tout risquer


Date de publication : 12 02 2026


Passer à la semaine de 4 jours fait peur à beaucoup de dirigeants. Et si la solution intermédiaire était la semaine de 4,5 jours ? C'est le pari d'Omeva, cabinet de recrutement engagé, qui a choisi ce format hybride pour concilier équilibre des temps de vie et réalité économique. Retour d'expérience après 8 mois d'expérimentation d'une semaine de 4 jours et demi.

Aurélie Jourdon, cofondatrice, partage les coulisses d'une transformation qui prouve qu'on peut tester sans tout risquer.

Omeva : recruter pour la transition, en incarnant la transition

Omeva est un cabinet de recrutement et d'accompagnement RH dédié à la transition écologique et sociale. Créé en 2021, le cabinet accompagne partout en France des structures engagées, associations, fondations, coopératives, entreprises de l'ESS, sociétés à mission  ou en chemin vers plus d'impact.

Aujourd'hui, Omeva rassemble une équipe de 6 collaborateurs animés par une raison d'être inscrite dans les statuts :
« Permettre à l'Homme d'avoir un impact positif sur son environnement par le travail ». Cette mission se décline concrètement en objectifs statutaires : promotion d'organisations à impact, égalité des chances, lutte contre les discriminations, limitation de l'empreinte carbone, implication des salariés dans les décisions, soutien à des associations.

Omeva est devenue société à mission dès octobre 2020, affichant une cohérence rare : ne pas seulement conseiller la transformation des organisations clientes, mais l'incarner en interne.

Aurélie Jourdon, recruteuse engagée et laboratoire social

Aurélie, cofondatrice d'Omeva, est recruteuse depuis plus de 10 ans. Passée par le conseil RH et le management de transition, elle a choisi de mettre son expertise au service d'organisations qui cherchent à avoir un impact positif sur la société et l'environnement.

En créant Omeva, Aurélie voulait construire un cabinet qui ne se contente pas d'accompagner les transitions des autres, mais qui teste aussi en interne de nouveaux modèles d'organisation du travail. 

« En tant que cabinet de recrutement engagé, Omeva souhaite être un laboratoire d'expérimentation sociale, cohérent avec les transformations que nous accompagnons auprès de nos partenaires » Aurélie Jourdon, fondatrice d'Omeva

Cette cohérence entre discours et pratique est au cœur de l'identité d'Omeva : recruter des talents pour des organisations à impact, tout en montrant l'exemple sur l'équilibre des temps de vie, l'implication des équipes et la responsabilité sociale.

Genèse : pourquoi la semaine de 4,5 jours plutôt que semaine des 4 jours ?

Pour Aurélie, le passage à la semaine de 4 jours n'est pas un gadget RH, mais une question de cohérence. « Le passage à la semaine de quatre jours s'inscrit dans notre volonté d'explorer de nouveaux modèles d'organisation du travail, favorisant un meilleur équilibre des temps de vie (professionnel, personnel et citoyen) », explique-t-elle.

L'idée initiale : utiliser Omeva comme terrain d'expérimentation pour questionner ce qui est réellement essentiel dans le travail, dans les process, et dans la façon de collaborer. Aurélie y voit aussi un moyen de renforcer le bien-être de l'équipe, l'efficacité collective et l'attractivité du cabinet sur un marché de l'emploi en tension.

Mais le contexte économique actuel marqué par une baisse des financements dans l'ESS et une prudence accrue des entreprises a conduit Omeva à ne pas basculer d'emblée sur une semaine des 4 jours.
« La période économique actuelle étant complexe, nous avons choisi d'expérimenter une semaine de 4 jours et demi, issue d'une décision collective de l'équipe », précise Aurélie. Preuve s'il en est que la co-construction amène généralement des réflexions responsables de la part des salariés.


L'expérimentation repose sur le volontariat : certains collaborateurs ont choisi d'y participer, d'autres non. Un principe clair : tester sans imposer, ajuster sans figer.

✅ Modèle adopté : semaine en 4,5 jours, vendredi après-midi off… et souplesse sur demande

Omeva a opté pour un format hybride : une semaine de 4 jours et demi, avec un vendredi après-midi off pour toute l'équipe, afin de préserver une cohérence collective et faciliter la coordination.

Depuis quelques mois, le cabinet teste une version plus assouplie : les collaborateurs peuvent décaler ponctuellement leur demi-journée de repos en fonction de contraintes personnelles (rendez-vous médicaux, obligations familiales, etc.).
« Ce format, issu d'une demande de l'équipe, nous permet de concilier flexibilité individuelle et continuité du collectif, dans un esprit de confiance et de responsabilité partagée », souligne Aurélie.

Le cadre repose sur une charte de semaine de travail repensée, document de référence qui pose les règles du dispositif et sert de base commune dès qu'une question se pose. Cette charte a été construite à partir d'exemples partagés par 4jours.work puis adaptée aux spécificités d'Omeva.

Temps gagné estimé : environ une demi-journée par semaine, mise à disposition des collaborateurs pour favoriser leur équilibre personnel.

Focus ben-être & efficacité : moins de temps, plus de clarté

Huit mois après le lancement, le changement le plus visible chez Omeva est un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle pour l'ensemble de l'équipe.

Mais l'effet le plus structurant est ailleurs : le fait de disposer de moins de temps a naturellement conduit chacun à repenser ses priorités. « Nous avons dû identifier les sources de perte de temps et mettre en avant ce qui est réellement essentiel dans nos missions », explique Aurélie.

Cette contrainte de temps a renforcé une culture de l'efficacité et de la collaboration. L'équipe est devenue plus ouverte aux évolutions d'outils, d'organisation, et plus proactive sur la recherche d'amélioration continue.
 « Nous avons aussi observé une énergie collective renouvelée autour de la recherche d'amélioration continue », ajoute-t-elle.

Aucune dégradation de la qualité de service côté clients

Un cabinet de recrutement comme Omeva est par nature extrêmement attentif à la satisfaction de ses clients, laquelle exige réactivité, qualité des candidats et compréhension des briefs.

Or cette nouvelle organisation peut faire peur, si elle n'est pas accompagnées. Pour Omeva, cela est une crainte infondée : « Nos clients restent très satisfaits de notre accompagnement, preuve que la réduction du temps de travail peut rimer avec efficacité et exigence. » Aurélie Jourdon, fondatrice d'Omeva

Cadre juridique & pilotage : expérimentation ouverte, sans tabou

Omeva a structuré son expérimentation de semaine des quatre jours et demi de façon progressive et réversible.
Le dispositif a été introduit en douceur : une demi-journée de réduction du temps de travail, avec un maintien à ce niveau compte tenu du contexte économique, sans exclure une évolution future si les conditions le permettent.

Pilotage collaboratif : l'expérimentation a été menée de manière ouverte, avec des échanges et feedbacks réguliers entre les membres de l'équipe.
« Nous avons favorisé le partage des difficultés rencontrées et les conseils mutuels. Le sujet a été traité sans tabou, ce qui a permis à chacun de s'exprimer, de contribuer aux ajustements et de co-construire le dispositif dans un esprit de confiance et de responsabilité partagée », raconte Aurélie.

Points de vigilance identifiés

Quelques mois après la mise en place Omeva observe plusieurs conseils.

  • Sur le plan opérationnel, la gestion administrative des jours de repos peut s'avérer complexe, notamment avec certains outils RH comme Payfit, qui ne sont pas toujours adaptés à des organisations hybrides.
  • Sur le plan humain, il n'est pas toujours simple de déconnecter réellement. La réduction du temps de travail demande une vraie discipline individuelle et collective pour éviter de rattraper le vendredi après-midi ce qui n'a pas été fait dans la semaine.

La peur de l'impossibilité de revenir en arrière : réversible, mais pas neutre

Comme beaucoup de dirigeants, Aurélie entend souvent cette crainte : « si je passe à la semaine de 4 jours, je ne pourrai jamais revenir en arrière ».
Sa réponse est nuancée : « Si revenir à un modèle classique reste techniquement possible, l'expérience montre que l'équipe apprécie les bénéfices du nouveau rythme, ce qui rend un retour complet un peu plus délicat. »

Pour autant, rien n'est figé. Tout peut être ajusté progressivement en fonction des besoins et du contexte, sans remettre en cause la cohésion ou l'efficacité.
L'enjeu est moins de graver un modèle dans le marbre que de garder une approche expérimentale, où l'on ajuste en transparence.

Le rôle de 4jours.work : structurer, rassurer, outiller

Au départ, Omeva ne savait pas par où commencer « Nous avions de nombreuses questions et peu de repères concrets sur la manière d'aborder la transition vers la semaine des 4 jours », se souvient Aurélie.

La formation proposée par 4jours.work a permis de structurer la démarche, en combinant apports conceptuels, retours d'expérience de pairs et recommandations juridiques et organisationnelles.
Prenons rdv pour en parler

« Le fait que l'équipe de 4jours.work nous partage des exemples de cadres existants a été particulièrement précieux : cela nous a par exemple inspirés pour construire notre propre charte de semaine de travail repensée, un document de référence qui pose les règles du dispositif et sert de cadre commun dès qu'une question se pose. »

L'accompagnement a favorisé une réflexion collective et structurée, permettant l'amélioration continue et des réflexions sur la productivité collective, tout en donnant à Omeva les outils nécessaires pour faire évoluer le dispositif dans le temps, en fonction des apprentissages.

8 mois après : un format plus équilibré… et un pari tenu

8 mois après le lancement, le format 4,5 jours de travail apparaît comme plus équilibré et sécurisant pour l'équipe. Il permet de mieux gérer la charge, de lisser le risque dans un contexte économique incertain, tout en offrant un vrai temps de respiration supplémentaire.

Côté clients : qualité de service maintenue, voire renforcée, grâce à une meilleure concentration et une équipe plus reposée.

Côté équipe : meilleur équilibre des temps de vie, culture de l'efficacité renforcée, énergie collective renouvelée.

Côté dirigeante : « J'y croyais dur comme fer, j'ai réussi à convaincre certains salariés réticents non pas en imposant mais en expérimentant ! Pour un dirigeant il est précieux de pouvoir faire du test & learn tout en gardant un cadre sécurisant. Merci pour cette approche qui le rend possible ! »

Le paradoxe des 90% : peur avant, maintien après

Un chiffre revient souvent dans les études sur la semaine de 4 jours : 90% des dirigeants ont peur de repenser la semaine de travail… mais 90% de ceux qui l'ont testée la maintiennent.

Aurélie en est convaincue : « En 2025, à l'heure où l'IA et les outils numériques permettent de gagner du temps, il serait dommage de ne pas profiter de ces leviers pour tester de nouveaux modes d'organisation et repenser notre rapport au travail. »

Pour elle, la semaine des 4 jours est avant tout une expérimentation sociale : « Elle permet de réfléchir collectivement à ce qui est vraiment essentiel, d'impliquer les équipes dans les décisions et de créer un environnement plus motivant et responsable. »


Conclusion : Commencez par poser le cadre

Le conseil d'Aurélie à celles et ceux qui hésitent ?« S'inspirer de retours d'expérience existants, impliquer l'équipe dès le départ et considérer cette démarche comme un laboratoire d'innovation sociale et organisationnelle, où l'expérimentation est source d'apprentissage et de valeur pour tous. »

Si vous vous reconnaissez dans les questions d'Omeva au moment de se lancer :
 « par où commencer ? »,
« comment sécuriser le cadre ? »,
« comment impliquer l'équipe ? »,
vous n'êtes pas seul.
Beaucoup de dirigeants et DRH s'interrogent sur le futur du monde du travail, à l'heure de l'IA, de la génération Z et des aspirations des salariés. 
Beaucoup ne savent pas comment structurer l'expérimentation sans tout risquer d'un coup

C'est précisément l'objet du diagnostic semaine de 4 jours  : vous aider à clarifier vos objectifs, identifier les bons scénarios (4 jours, 4,5 jours, volontariat, phases d'essai…), cadrer juridiquement et organisationnellement, et construire une feuille de route qui vous ressemble.


👉 Réservez votre diagnostic et posez, comme Omeva, le cadre d'une expérimentation sécurisée 


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4jours.work est partenaire du 4 Day Week Global, mouvement pionnier de la semaine de 4 jours dans le monde et est soutenu par emlyon et B Lab France.